Réunis à Dakar le 17 octobre 2026, les ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO et de l’AES ont ouvert un dialogue inédit sur l’avenir de leurs relations. Cette rencontre, la première depuis le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO, marque une étape diplomatique majeure pour la stabilité et l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.
La rencontre de Dakar s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre la CEDEAO et la Confédération des États du Sahel (AES). Les échanges ont permis d’aborder les fondements d’une coopération renouvelée, fondée sur le respect mutuel et la souveraineté des États.
Avant cette réunion, une concertation des ministres des Affaires étrangères des États membres de la CEDEAO s’est tenue le 16 octobre, sous la présidence de Cheikh Niang, ministre sénégalais de l’Intégration africaine et président du Conseil des ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO.
Un dialogue historique entre deux blocs africains
La réunion de Dakar s’inscrit dans le prolongement des décisions de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, tenue le 19 juillet 2026 à Lungi, Sierra Leone. Elle fait suite aux consultations de Bamako, où les deux parties avaient exprimé leur volonté de bâtir une coopération équilibrée et respectueuse de leurs choix respectifs.

Ce cadre de dialogue a permis de cerner les priorités et les attentes de chaque partie, tout en convenant des principes directeurs devant guider leurs futures discussions. Les échanges ont mis en avant la nécessité d’une approche pragmatique pour renforcer la stabilité régionale et la concertation politique.
Un signal fort pour l’unité africaine
Les deux organisations ont convenu de poursuivre les discussions à travers une série de réunions visant à établir un cadre de partenariat dans les domaines d’intérêt commun sécurité, commerce, intégration économique et gouvernance. Cette démarche graduelle traduit une volonté partagée de bâtir une coopération constructive et durable.
La rencontre de Dakar illustre la détermination des États africains à surmonter leurs divergences pour préserver l’unité et la stabilité du continent. En renouant le dialogue, la CEDEAO et l’AES ouvrent la voie à une nouvelle dynamique diplomatique susceptible de redéfinir les équilibres régionaux et de renforcer la voix de l’Afrique sur la scène internationale.








