Fragilisé par les tensions géopolitiques, les rivalités de puissance et la montée des logiques souverainistes, le multilatéralisme perd du terrain. Les États privilégient désormais des approches plus directes, souvent bilatérales, au risque de fragmenter la gouvernance mondiale. Le système multilatéral, incarné par des institutions comme l’ONU, traverse une phase de remise en cause profonde. Les désaccords entre grandes puissances, les blocages au sein des instances internationales et les crises successives – sanitaires, climatiques ou sécuritaires – ont révélé ses limites opérationnelles. La pandémie de Covid-19, notamment, a mis en lumière l’incapacité des mécanismes collectifs à coordonner efficacement les réponses globales. Dans ce contexte, plusieurs États contestent désormais la légitimité et l’efficacité de ces cadres hérités de l’après-guerre. Cette fragilisation s’accompagne d’une montée des logiques unilatérales et bilatérales. De plus en plus, les États privilégient des accords directs, adaptés à leurs intérêts immédiats, plutôt que des compromis multilatéraux jugés trop contraignants.…
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