Lors de la cérémonie d’ouverture du Sommet Africa Forward qui s’est déroulé les 11 et 12 mai à Nairobi. Il avait pour objectif de renforcer les partenariats économiques entre la France et le continent africain sur le thème de l’innovation sociale. Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a salué le leadership africain dans la réforme de l’architecture financière mondiale et dans la lutte contre le changement climatique. Il a rappelé que la plus grande transformation de ce siècle n’est pas un marché, mais une génération : d’ici 2050, une personne sur quatre sur la planète sera africaine.

Le Sommet, convoqué par les Présidents William Ruto et Emmanuel Macron, marque une étape décisive dans le partenariat entre l’Afrique et la communauté internationale. António Guterres a souligné que l’Afrique n’attend pas, elle avance et montre la voie. Le continent joue un rôle moteur dans la réforme de la gouvernance mondiale :
- Pacte pour l’avenir adopté à l’Assemblée générale des Nations Unies.
- Plateforme des emprunteurs, donnant une voix unifiée aux pays débiteurs.
- Engagement de Séville, pour accroître la capacité de prêt des banques multilatérales et alléger le fardeau de la dette.
- Vision de la BAD, mobilisant les ressources africaines pour les priorités africaines.
Injustices climatiques et énergétiques
Sur le plan climatique, Guterres a dénoncé les injustices : l’Afrique détient 60 % du potentiel solaire mondial mais ne reçoit que 2 % des investissements dans les énergies propres. Avec des financements adéquats, le continent pourrait produire dix fois plus d’électricité qu’il n’en a besoin d’ici 2040, entièrement à partir des énergies renouvelables.
Il a aussi rappelé que 600 millions d’Africains vivent encore sans accès à l’électricité et qu’un milliard de personnes utilisent des modes de cuisson polluants, responsables de 800 000 décès par an, principalement parmi les femmes et les enfants.
Réformer la justice financière et miser sur la jeunesse
Le chef de l’ONU a dénoncé des coûts d’emprunt « deux fois plus élevés » que ceux des pays de l’OCDE, estimant qu’il s’agissait non d’un « verdict du marché » mais d’un « verdict sur les injustices du système ».
Dans la dernière partie de son discours, António Guterres a plaidé pour une nouvelle génération de partenariats fondés sur « l’intérêt mutuel » et les priorités définies par les Africains eux-mêmes, notamment la ZLECAf et l’Agenda 2063.
Il a appelé à investir davantage dans les universités africaines, l’intelligence artificielle et les industries locales, afin que les ressources et les minerais critiques du continent profitent d’abord aux populations africaines.
« La plus grande transformation de ce siècle n’est pas un marché – c’est une génération », a-t-il déclaré, rappelant qu’en 2050, une personne sur quatre dans le monde sera africaine. « Quand l’Afrique réussit, le monde entier y gagne », a conclu le Secrétaire général.
Mamadou SY








