Face à la recomposition des équilibres mondiaux, les États africains adoptent des stratégies diplomatiques plus flexibles. Entre diversification des partenaires et logique de multi-alignement, le continent s’impose progressivement comme un acteur à part entière du jeu géopolitique. La transformation de l’ordre international vers un système multipolaire redéfinit les marges de manœuvre diplomatiques des pays africains. Longtemps inscrits dans des relations héritées de la guerre froide ou des logiques postcoloniales, ces États cherchent désormais à diversifier leurs partenariats. Cette dynamique s’inscrit dans une logique de “multi-alignement”, consistant à coopérer simultanément avec plusieurs puissances sans s’inscrire dans un bloc unique. Cette évolution se traduit concrètement par un élargissement des partenariats économiques, sécuritaires et technologiques. La Chine, la Turquie, les pays du Golfe, mais aussi l’Inde ou le Brésil, renforcent leur présence sur le continent. Les États africains tirent parti de cette concurrence pour négocier des conditions plus favorables, notamment en matière d’infrastructures,…
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