Diplomatika – Monsieur l’Ambassadeur, comment qualifieriez-vous l’état actuel des relations entre l’Union européenne et le Sénégal ?
« Les relations entre l’UE et le Sénégal sont un modèle de partenariat équilibré. Nous collaborons sur des axes aussi variés que la sécurité alimentaire, la gouvernance démocratique, la transition énergétique et la formation professionnelle. Ce partenariat entre désormais dans une nouvelle phase stratégique, alignée sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine. »
Diplomatika – Quels sont les principaux défis que vous identifiez dans cette coopération ?
« Le premier défi est d’aligner nos calendriers politiques respectifs. L’UE fonctionne sur des cycles institutionnels longs, tandis que les urgences du terrain africain exigent parfois une réactivité immédiate. Le second défi est de mieux associer la société civile, les jeunes et les femmes à la conception et à l’évaluation de nos programmes. »
Diplomatika – Quelle place occupe la jeunesse dans votre agenda diplomatique ?
« La jeunesse est au cœur de tout. Avec près de 70 % de la population africaine de moins de 30 ans, toute stratégie de partenariat qui n’intègre pas cette réalité démographique est vouée à l’échec. Nos programmes Erasmus+, nos fonds d’entrepreneuriat et nos formations numériques visent précisément à répondre à ce besoin. »








