Le Moyen-Orient traverse aujourd’hui une phase de recomposition stratégique majeure. La guerre larvée entre l’Iran et le bloc américano-israélien ne se limite plus à une confrontation idéologique ou militaire classique. Elle redessine progressivement les alliances régionales, fracture les monarchies du Golfe et accélère l’émergence d’un nouvel équilibre géopolitique où les intérêts sécuritaires, énergétiques et économiques prennent désormais le dessus sur les solidarités arabes traditionnelles. Au cœur de cette nouvelle architecture régionale, deux dynamiques semblent se dessiner. D’un côté, les Émirats arabes unis apparaissent comme le partenaire arabe le plus aligné avec Israël et les États-Unis dans la stratégie de « containment » de l’Iran. Depuis les Accords d’Abraham, Abou Dhabi a considérablement renforcé sa coopération sécuritaire, technologique et militaire avec Tel-Aviv. Les récentes tensions dans le Golfe ont encore accéléré ce rapprochement. Plusieurs analyses régionales soulignent que les frappes iraniennes contre des infrastructures et des positions liées aux intérêts américains dans le…
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