La rivalité entre Washington et Pékin se joue désormais sur le continent africain comme sur aucun autre théâtre géostratégique. Entre les investissements massifs de la Chine dans les infrastructures et la diplomatie sécuritaire américaine, les États africains se trouvent à la croisée de deux modèles de développement et d’influence.
Les investissements chinois en Afrique ont dépassé les 300 milliards de dollars en une décennie, concentrés dans les infrastructures, l’énergie et les télécommunications. En réponse, les États-Unis ont lancé l’initiative Partenariat pour l’Infrastructure et l’Investissement Global (PGII), visant à mobiliser 600 milliards de dollars d’investissements privés à l’horizon 2027.
Face à cette compétition, les États africains disposent de marges de manœuvre réelles. La doctrine du « double engagement », adoptée par plusieurs capitales africaines, consiste à entretenir des partenariats avec les deux puissances sans s’aligner exclusivement sur l’une d’elles. Cette approche pragmatique permet de maximiser les avantages tout en préservant l’autonomie stratégique.
Les experts s’accordent pour dire que la clé réside dans le renforcement des capacités institutionnelles africaines et dans une meilleure coordination au sein de l’Union africaine pour parler d’une seule voix dans les négociations internationales.








