La question de la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU est redevenue centrale dans le débat diplomatique mondial. L’Afrique, qui ne dispose d’aucun siège permanent dans cet organe créé en 1945, réclame depuis des décennies une représentation équitable.
Le Consensus d’Ezulwini, adopté par l’Union africaine en 2005, constitue la position officielle du continent : deux sièges permanents avec droit de véto et cinq sièges non permanents supplémentaires pour l’Afrique. Cette position reste inchangée mais sa mise en œuvre se heurte à des obstacles structurels majeurs.
Trois scénarios sont actuellement à l’étude au sein du Groupe de travail intergouvernemental de l’ONU. Le premier prévoit la création de nouveaux sièges permanents sans droit de véto. Le deuxième propose des sièges semi-permanents avec mandat renouvelable. Le troisième maintient l’architecture actuelle avec une rotation améliorée des sièges non permanents.
Le principal obstacle demeure l’unanimité requise pour toute modification de la Charte des Nations Unies. Les membres permanents actuels (P5) sont divisés sur la question, certains étant opposés à tout élargissement qui réduirait leur influence relative. L’Afrique doit renforcer sa diplomatie coalitionnelle pour peser davantage dans ces négociations cruciales pour l’architecture de gouvernance mondiale.








